Aujourd'hui la forête
est morte. Sur les collines pelées et les coteaux rasés,
les humbles abris de feuillages des Mlabri prennent des allures
dérisoirs de boat people en route pour nulle part.
Déracinés, perdus dans un monde
qui leur échappe, les Mlabri n'ont plus d'autres choix
que de s'offrir aux villageois Hmong ou thaïlandais.
Ils vont gratter la terre pour eux, en échange d'un
peu de riz et parfois un petit cochon noir. |